À l’Agora de la Danse dans le cadre du Festival International de la Littérature, sous la direction artistique d’Aline Apostolska :
Une belle fête pour une belle cause
En 1921, la romancière anglaise Catharine Amy Dawson Scott crée le PEN Club, choisissant le mot « pen » (plume, en anglais) parce que les trois lettres de ce mot sont également les initiales des principaux métiers de l’écriture – P = Poets, Playrighters; E = Essayists, Editors; N = Novelists, Non-fiction authors – et parce qu’elles forment un judicieux acronyme. Son objectif : regrouper le plus grand nombre possible d’écrivains de tous pays et de toutes langues dans une action concertée destinée à défendre la liberté d’expression de tous et à faire libérer les écrivains emprisonnés et persécutés pour leurs écrits, leur évitant parfois la mort.
Dès 1926, à Montréal, la romancière canadienne Jessie Georgina Sime fonde la première « filiale » de l’organisme international en Amérique du Nord : le PEN Club Canada. Le rayonnement de ce centre a largement contribué à la création de clubs de plus en plus nombreux dans les Amériques, pour insuffler de ce côté-ci de l’Atlantique l’esprit de liberté et de partage qui a présidé à la création du PEN international et pour défendre les mêmes causes littéraires et humanitaires. En 1982, la journaliste et écrivaine Andrée Maillet-Hobden (Prix Athanase-David, 1990) crée le Centre PEN canadien francophone, devenu depuis 1990 le Centre québécois du PEN International, ou PEN–Québec.
Montréal est le berceau américain de la cause du PEN international et des gestes de solidarité qui sont sa marque. Aujourd’hui, le PEN–Québec, dont le sigle est Écriture et Liberté, fait partie d’un réseau de 144 centres répartis dans une centaine de pays, avec lesquels il remplit sa mission.
Ça vaut bien une fête! Une fête qui ne doit pas faire oublier que 750 écrivains sont actuellement emprisonnés pour leurs écrits imprimés ou sur Internet. C’est en communion avec eux que des artistes et des artisans d’ici ont préparé cette soirée unique et spéciale.
Car la liberté d’expression, ce n’est pas que l’affaire des artistes, écrivains et danseurs.
C’est l’affaire de tous et de chacun.
Tous les jours. |